2012

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Après les débats sur l’asile – le moment est venu de marquer un tournant dans la politique de l’asile
Le Parlement a – grâce au Conseil des Etats – clairement signifié son refus à quelques propositions extrêmes de partisans de la ligne dure dans le domaine de l’asile dans la deuxième partie de ses délibérations sur les points non urgents de la révision de la loi sur l’asile. Donnant satisfaction aux revendications de l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR, il a finalement renoncé à un durcissement supplémentaire, qui aurait notamment rendu difficile l’intégration des personnes à protéger admises à titre provisoire. Auparavant, il avait déjà rejeté la revendication assez irréfléchie de mettre tous les requérant-e-s d’asile sous le régime indigne de l’aide d’urgence. Le moment est maintenant venu de se prendre enfin un tournant et d’aller à l’essentiel dans la politique de l’asile.

Evitons de créer de nouveaux obstacles à l’intégration
Début décembre, le Parlement clora la délibération au sujet de la révision de la Loi sur l’asile et s’occupera du statut des quelques 25’000 personnes actuellement «admises à titre provisoire» par la Suisse. Il a ainsi, du point de vue de l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés, la chance de corriger les erreurs crasses commises lors des délibérations précédentes. Il s’agit en particulier de débarrasser la notion d’«admission provisoire» des préjugés et fausses informations dont elle fait l’objet.

Il est temps – pour un changement de paradigme dans la politique d’asile
Berne, le 13 novembre 2012. Sous le titre «Il est temps», Amnesty International et l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés présentent neuf propositions pour une procédure d’asile équitable, crédible et efficace. Des procédures courtes avec une assistance juridique professionnelle pour les requérants d’asile, des conditions de logement dignes avec un encadrement professionnel, des aides au retour, l’abandon des renvois forcés dans une large mesure et un contrôle de la qualité par la société civile en constituent les points essentiels.

L’ODM face à ses obligations
Après le vote final du Parlement, l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR tire un bilan mitigé de la dernière révision de la Loi sur l’asile. Elle y voit quelques points positifs, mais aussi de nombreuses décisions susceptibles de porter préjudice aux personnes persécutées. La balle est maintenant dans le camp de la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga et de l’Office fédéral des Migrations ODM.

Stop aux renvois en Hongrie
Hier, le Ministre hongrois des affaires étrangères Janos Martonyi était de passage à Berne, en visite chez son homologue Didier Burkhalter. Avant la rencontre ministérielle, de vives critiques ont été formulées à l’encontre des conditions innommables du système d’asile hongrois. L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR réclame un arrêt immédiat des expulsions de requérants d’asile en Hongrie; il y a déjà un certain temps qu’elle considère ces renvois comme hautement problématiques.

Un non sans courage aux durcissements dans le domaine de l’asile
La Commission des institutions politiques du Conseil des Etats (CIP-E) rejette la proposition du Conseil national de n’octroyer plus que l’aide d’urgence à tous les requérants d’asile et promet de continuer à respecter la notion de réfugié en vigueur dans la Convention de Genève. L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR est certes soulagée de ces décisions, mais reproche à la CIP-E de s’être ralliée à la plupart des autres durcissements de loi décidés par le Conseil national.

Appliquer les mesures avec proportion
L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR demande à la Confédération d’appliquer les mesures particulières touchant les requérants d’asile en provenance d’Etats européens sûrs avec un sens des proportions et dans le respect des garanties procédurales. L’accès à une procédure d’asile équitable doit rester garanti.

Face au drame en Syrie, la Suisse doit agir maintenant et octroyer une protection aux réfugiés
La guerre civile en Syrie fait de plus en plus de victimes et contraint des milliers de personnes à prendre la fuite. Elle n’est pas près de s’achever. L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR redemande avec insistance au Conseil fédéral d’agir sans détours ni complications administratives et d’accueillir en Suisse, indépendamment des tensions politiques internes dans le domaine de l’asile, un contingent de réfugiés particulièrement menacés et vulnérables composé de femmes, d’enfants, de personnes blessées et traumatisées.

L’aide sociale pour les requérants d’asile en Allemagne contraire à la dignité humaine
Selon la Cour constitutionnelle fédérale allemande, les montants actuels de l’aide sociale pour les requérants d’asile en Allemagne ne respectent pas les garanties constitutionnelles minimales. Cette décision est également importante pour la Suisse, où le Conseil national a récemment décidé de n’accorder qu’une aide d’urgence aux requérants d’asile en procédure.

Des Journées du réfugié 2012 très réussies
En ce samedi 16 juin 2012, des milliers de visiteurs ont célébré la Journée nationale du réfugié dans de nombreuses villes et communes de Suisse. Deux jours après les débats très animés au Conseil national au sujet de la révision de la loi sur l’asile, ils ont adressé un signe fort en faveur d’une Suisse ouverte et solidaire. Leur message: les personnes réfugiées ou admises à titre provisoire en Suisse font une précieuse contribution à la société en général et au monde du travail.

Ensemble plutôt que les uns contre les autres!
Les réfugiés et les personnes admises à titre provisoire en Suisse accomplissent, dans notre intérêt à tous, des tâches essentielles pour la société. Aujourd’hui, vendredi 15 juin 2012, des réfugiés, des parlementaires et diverses personnalités se sont retrouvés sur le terrain de football près du Wankdorf pour disputer ensemble un match de football. Le match marquait le coup d’envoi des Journées du réfugié 2012.

Un jour noir pour la protection des réfugiés
Les partis bourgeois ont laissé tomber le masque et attaquent frontalement la protection des réfugiés: l’aide d’urgence minimale au lieu de l’aide sociale, des restrictions en matière d’asile familial, la suppression de la procédure d’ambassade et la volonté d’abolir la reconnaissance du statut de réfugié aux déserteurs – les débats au sein du Conseil national marquent un jour noir. L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR critique les décisions prises et encourage le Conseil des Etats à mettre un terme cet automne aux durcissements démesurés proposés.

Les réfugiés ont besoin de notre engagement
Les personnes qui fuient les persécutions ont droit à une protection et à une vie dans la dignité. Cela requiert engagement, ouverture et compréhension de notre part. Toutefois, actuellement, un vent contraire souffle contre les réfugiés dans notre pays. A la mi-juin, la Suisse adresse, avec les Journées du réfugié 2012, un signe de solidarité aux personnes qui ont trouvé refuge dans notre pays.

Le sort tragique des Érythréens
Des réfugiés érythréens sont enlevés par des passeurs durant leur fuite, soumis à des pressions et torturés. La victime qui ne paie pas est tuée et dépouillée de ses organes. Pendant ce temps, le Conseil national mène un débat concernant des restrictions inacceptables de la protection des réfugiés. L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR condamne les durcissements qui visent à abolir des instruments clés, tels que la procédure d’ambassade et le regroupement familial, et condamne la proposition de retirer le refus de servir et la désertion comme motifs d’asile.

Une action humanitaire urgente
La situation de la population civile de Syrie ne cesse de se dégrader. Des milliers de personnes sont en fuite au Liban, en Turquie, en Jordanie et à l’intérieur même du pays. Les œuvres d’entraide n’ont pas accès aux régions en conflit. L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR appelle le Conseil fédéral à intervenir immédiatement par un soutien sur place, par l’ouverture de nos hôpitaux aux personnes blessées, par l’admission des réfugié-e-s menacé-e-s, ainsi que par une prise d’influence politique, afin de stopper l’indicible violence qui se déchaîne en Syrie.

Moyen de pression inefficace qui touche les plus faibles
Vouloir lier directement la coopération au développement à la reprise des requérant-e-s d’asile débouté-e-s est une proposition contreproductive qui reviendrait pour la Suisse à se tirer une balle dans le pied. Retirer l’aide aux plus pauvres ne ferait en effet que renforcer la migration liée à la misère économique. Sans compter qu’une telle mesure ne s’appliquerait qu’à un nombre restreint de cas, étant donné que l’aide au développement de la Suisse ne concerne de loin pas tous les pays d’origine des requérant-e-s d’asile. L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR recommande au Conseil des Etats de rejeter l’inefficace démonstration de force proposée par la droite bourgeoise et de privilégier plutôt le dialogue dans le cadre des projets de partenariats migratoires.

Manœuvres perturbatrices dans le domaine de l’asile
L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR considère les propositions rendues publiques par l’UDC relatives à la révision en cours de la Loi sur l’asile comme inadaptées et en partie contraires à la Constitution et au droit international. Les auteurs savent qu’il en est ainsi, c’est pourquoi il s’agit en fait et de manière regrettable d’une action perturbatrice à motif purement politique contre le projet concret pour une procédure d’asile rapide, efficace et équitable proposé par la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.

Le régime de l’aide d’urgence pousse les requérant-e-s d’asile débouté-e-s vers la clandestinité
L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR l’avait déjà annoncé en 2004 lors de la révision de la loi sur l’asile: privé-e-s d’assistance sociale, une partie des requérant-e-s d’asile débouté-e-s passera à la clandestinité.

Un scandale sans conséquences?
En ne traitant pas les milliers de demandes d’asile provenant d’Irak entre 2006 et 2008, l’Office fédéral des migrations (ODM) a enfreint le droit d’asile et la Constitution fédérale. Les personnes responsables ont méprisé les demandes d’aide de réfugiés de guerre, qui ont dû subir des conditions humanitaires graves dans l’état voisin la Syrie. L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR demande que ces responsables rendent des comptes.